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We need to talk est un de ces chef-d’oeuvres qui vous transporte, de ceux qu’il est impossible d’arrêter une fois qu’on a commencé, une addiction.

Lionel Shriver nous offre une histoire sans précédent, bien sûr, les adolescents commettant un massacre dans leur lycée, on en a déjà entendu parler, mais jamais de cette façon. Cette fois-ci, nous vivons l’histoire de Kevin, le jeune en question, à travers les yeux de sa mère, par des lettres destinées à son mari. Nous vivons leur relation plus que compliquée, les tensions, les disputes, les rares moments de complicités et, surtout, l’incompréhension totale.

« Je m’attendais à nettoyer du vomi. A faire des gâteaux de noël. Je ne pouvais pas m’attendre à ce que simplement m’attacher à toi représente un tel travail. Je croyais que cette partie était cadeau. »

Ce livre ainsi que son adaptation cinématographique, nous font ressentir des émotions comme jamais, nous sommes déchirés par le « si seulement ». On a ce sentiment, vous savez, que si une chose n’avait pas été dite, tout le reste de l’histoire aurait été changé, ce qui nous plonge, obligatoirement, dans un état d’énorme frustration.

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Pour une fois, on se met à la place de l’agresseur et non de la victime, on finit par comprendre son geste, par comprendre sa mère. On ne peut pas s’empêcher de s’attacher aux personnages même si on a clairement envie de les frapper des fois.

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Je ne saurais pas expliquer à quel point ce livre est parfait, le film qui en est tiré aussi. Tout se base sur le psychologique, le côté, quelque peu, sociopathe de Kévin.
J’ai adoré l’idée de plonger dans la vie de ceux ayant commis l’inimaginable, d’essayer de comprendre leurs actions.
Ce livre pousse vraiment à la réflexion, on remet beaucoup de choses en doute, ce qui est désigné comme vérité immuable par la société, nos convictions.

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Si vous ne le sentez pas de lire les 500 pages de ce livre, même s’il en vaut la peine, le film est presque aussi bien que le livre. Nous sommes vite plongé dans l’atmosphère tendu trouvé dans le livre, la relation de Kévin et sa mère est très bien expliquée, et la frustration est clairement présente. Il manquera simplement toutes les émotions d’Eva, la mère, qu’on retrouve dans le roman, et qui aide beaucoup à la compréhension du tout.

« Je sais bien que nous changeons tous, dans un sens ou un autre, quand nous sommes malades, mais Kévin n’était pas simplement sur les nerfs ou fatigué, il était une personne radicalement différente. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis d’évaluer la quantité d’énergie et de volonté qu’il devait dépenser le reste du temps pour être un autre enfant (ou d’autres enfants).
Il n’avait pas l’énergie – non pas de te donner l’intimité que tu désirais, mais d’y résister. Kevin s’inventait un personnage pour toi, et il devait se nicher dans la générosité même de cette fabrication, un désir profond et poignant de te plaire.
Peux-tu imaginer sa déception que tu prennes le leurre pour la réalité? »

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Et vous, avez-vous déjà lu ce livre? 

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