» Un pur ravissement aux confins du désert, et de douces présences où nul ne s’aventure. Au bord de l’océan qui gronde et qui murmure, sans cesser d’aimer l’homme, j’adore la Nature.  »  Into the Wild 

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Des endroits, des souvenirs, des pensées, des respirations, des cœurs qui s’accélèrent, des cultures, des paysages, de l’admiration, des différences, des gens, des sourires, des découvertes, des silences, des regards, des visages, des voyages. 

A ma mort, j’ai peur de regretter. De ne pas avoir assez vécu, de ne pas avoir fait les choses qui me plaisent, de ne pas avoir dit ce que je pensais ou ce que je voulais. J’aime voyager. J’aime prendre l’avion, sentir cet engin énorme se soulever du sol, voir la grandeur, l’infini du ciel étoilé, et les gens. Sont-ils heureux ? Vont-ils en vacances ? Viennent-ils voir un être cher, un être perdu ? Puis, j’aime sentir le sol revenir sous mes pieds, « j’ai survécu, ouf ». Tourner la tête dans tous les sens, regarder l’inconnu, entendre une langue connue ou différente. Et puis, goûter de nouveaux plaisirs, entendre de nouveaux bruits, sentir des odeurs peu habituelles. J’ai jamais été bien loin, et pourtant ces instants de plaisirs sont mes plus chers souvenirs. J’aime voyager, et j’aimerais le faire encore et encore. Avoir de l’argent pour me tirer quand j’en ai envie. Seule, accompagnée, j’aime les voyages. Je le redis, encore et encore, espérant me projeter dans un nouveau lieu, partir, en un claquement de doigts. J’aimerais avoir le courage de prendre mon sac, deux-trois babioles, et visiter le monde. J’aimerais aider des personnes si seules, dans le besoin et attristées. J’aimerais prendre tous ces enfants mourants de faim dans mes bras, leur dire que tout vas bien, qu’on veut les aider. J’aimerais respirer cette aire connue et différente à la fois, puis passer d’un building à une hutte, en un quart de seconde. J’aimerais avoir chaud, avoir froid, manger des sushis puis de la paella. J’aimerais bronzer, fermer les yeux, les ouvrir devant un mur de glace. J’aimerais apprendre le russe, puis l’arabe, en passant par le chinois et l’italien. J’aimerais voir en vrai les paysages des cartes postales, sentir le vent dans mes cheveux, l’herbe sous mes pieds. J’aimerais me sentir plus vivante que jamais dans la vallée de la mort, voir des chevaux sauvages, des éléphants et des tigres blancs. Un jour, je partirais, c’est pas mon truc de regretter.

                                                                                        

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